Vit et Travaille à Paris
Mona Darley, née en 1993 à Paris, est diplômée des Beaux Arts de Paris. Au cours de son cursus, elle réalise Eric Rohmer & le Plaisir de l’Écriture, son mémoire de recherche sous la forme d’un moyen-métrage. Elle réalise également Viviti, entre le Togo et la France, un court-métrage de fin d’étude, sur le deuil et les cultures spirituelles ancestrales.

Formation 
École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris; DNA / DNSAP, 2012 - 2019 
Semestre d’échange à Emily Carr University of Art; Vancouver, Canada - 2016 
Baccalauréat Littéraire, option Histoire de l’Art et Arts Plastiques, mention Bien, 2011 

Filmographie sélective (réalisatrice et scénariste) 
Viviti - 2019 
25 minutes 
Eric Rohmer et le Plaisir de l’Écriture - 2018 
42 minutes 
Rester - 2016 
5 minutes 

Textes 
Le bref film "Rester", de Mona Darley, pourrait bien servir d’introduction à son cinéma ; dans ce dernier, un homme, que l’on distingue à moitié au cœur de la pénombre, s’adresse à la narratrice, avec un ton qui se veut celui de l’évidence : « Voyons Suzanne, je suis un fantôme. Il n’y a que toi qui me vois. » Celle-ci reproche au spectre d’apparaître trop souvent. « Et dans tes songes, est-ce que je peux venir ? » rétorque celui qu’elle est seule à voir, interrogation à laquelle aucun personnage de Rester n’apporte de réponse, et qui clôt le court-métrage. Le travail de Mona Darley se révèle être une réflexion sur le deuil lui qui est hanté par des êtres pour certains bien réels et pour d’autres imaginaires, qui se mêlent sans heurts.
Le cinéma d’Éric Rohmer a été une sorte de clé : en faisant rejouer des séquences de Conte d’été ou de Pauline à la plage, entrecoupées de nouvelles narrations écrites par elle, en faisant lire à des comédiens différentes versions de Ma nuit chez Maud, la réalisatrice a cherché à prolonger la fiction. Son dernier film, Viviti, repose ainsi sur ces entremêlements : le récit autobiographique d’une jeune fille partie au Togo afin d’y chercher des réponses, face à l’histoire d’un père disparu dont l’enfance est liée à ce pays qu’elle ne connaît pas, devient une sorte de fable. Rejoué, réincarné par des acteurs et des actrices, il s’inscrit dans ces univers flottants typiquement rohmériens, faits de longues discussions tardives et de monologues soucieux, pour mieux exprimer la perte.
Camille Paulhan, pour le catalogue des Diplomé-es 2019 des Beaux Arts de Paris
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